Pour cette première édition du salon, Isabelle de Maison Rouge a invité Paul ArdennneChristian CaujolleThéo-Mario CoppolaMarie GayetVanessa MorissetDominique Moulon et Marion Ziliospécialistes de la création contemporaine française, à présenter un artiste de leur choix et une sélection d’œuvres représentatives de son travail.

Isabelle de Maison Rouge

© Clémentine Gras

Diplômée de la Sorbonne, docteur en art et science de l’art,  Isabelle de Maison Rouge est historienne de l’art et critique d’art. Auteur de nombreux essais sur la création contemporain et de textes de catalogues, elle collabore régulièrement à diverses revues d’art contemporain (Art press, Optical Sound, Possible, Point contemporain…).

Elle est curateur indépendante, et organise des commissariats d’exposition en lien avec les thématiques sur lesquelles elle travaille  (Business model, le paradoxe du cartel… ) ou pour valoriser les artistes qu’elle soutient

De même elle possède une longue expérience dans l’enseignement et  la formation en art contemporain en tant que professeur d’histoire de l’art à New York University Paris,  à HEC,  et Audencia Business School.

Chercheuse, son champ de réflexion porte particulièrement sur l’économie de l’artiste, les entreprises-artistes, l’écosystème de l’art, les collectionneurs, les artistes en duo, l’art & le droit, les croisements entre art & management, art & géopolitique ou art & care.

Isabelle de Maison Rouge est secrétaire générale de l’AICA France (Association Internationale des Critiques d’Art). Elle est également membre de C-E-A / Association française des commissaires d’exposition


Isabelle de Maison Rouge présente
Floryan Varennes

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Paul Ardenne 

Agrégé d’Histoire, docteur en Arts et Sciences de l’art, universitaire (UFR Arts, Amiens), collaborateur, entre autres, des revues Art press et Archistorm, Paul Ardenne (1956) est l’auteur de plusieurs ouvrages ayant trait à l’esthétique actuelle : Art, l’âge contemporain (1997), L’Art dans son moment politique (2000), L’Image Corps (2001), Un Art contextuel (2002)... Autres publications : Extrême (2006), Art, le présent (2009), Cent artistes du Street Art (2011), Heureux, les créateurs ? (2016), Un Art écologique. Création plasticienne et anthropocène (2018).

Il est également romancier : La Halte, Nouvel Âge, Sans visage, Comment je suis oiseau, Belly le Ventre et Roger-pris-dans-la-terre.

Curateur en art contemporain, Paul Ardenne a conçu de multiples expositions : « La Force de l’art », Paris, 2006, Printemps de Septembre à Toulouse édition 2012, LA LITTORALE #6, biennale internationale d’art contemporain d’Anglet-Côte basque, 2016.

Paul Ardenne présente
Sarah Roshem

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Christian Caujolle

Crédit : Philong Sovan

Né le 26 février 1953

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud. Elève et collaborateur de Michel Foucault, Roland Barthes, Pierre Bourdieu.

Après avoir été critique et rédacteur en chef chargé de la photographie au quotidien Libération, il crée en 1986 l’Agence VU, agence de photographes, puis en 1998, la galerie du même nom.

Directeur artistique des Rencontres d’Arles en 1997, membre de nombreux jurys internationaux, il a publié, entre autres, des ouvrages sur Bernard Faucon, William Klein, Anders Petersen, Isabel Muñoz, Christer Strömholm, Peter Beard, le collectif Tendance Floue, Juan Manuel Castro Prieto, la collection photographique de Marin Kartmitz. Il a publié aux éditions Actes Sud deux ouvrages de textes « Circonstances Particulières ».

Il enseigne aujourd’hui à l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière, écrit, est commissaire indépendant pour de nombreuses expositions et dirige le festival Photo Phnom Penh qu’il  a créé en 2008 au Cambodge. Il collabore régulièrement, depuis sa création à la programmation, à la carte blanche et à l’animation du festival Images Singulières à Sète. Il a assuré de 2013 à 2015 la direction artistique du festival Getxophoto, qui se caractérise par des présentations dans l’espace public, près de Bilbao, au pays basque espagnol.

Depuis 2016, Directeur artistique de Landskrona Photo Festival en Suède.

En 2012, Directeur artistique de la saison Monuments et Imaginaires pour le Centre des Monuments Nationaux il organise une vingtaine d’expositions d’artistes reconnus ou jeunes contemporains dans des bâtiments divers dans toute la France.

Depuis 2013 il mène un important projet de cartes blanches photographiques, avec des talents émergents et des signatures internationalement reconnues sur le grand chantier des anciens magasins de La Samaritaine.

En 2018, co-commissaire, avec Mathilde Falguière, de l’exposition «  Daniel Boudinet, Le temps de la couleur », présentée au Château de Tours sous les auspices du Centre National de la Photographie, Jeu de Paume et, au Musée de Landskrona ( Suède) d’une exposition consacrée à la photographie chilienne contemporaine réalisée avec Rodrigo Gomez Rovira. Les deux sont accompagnées d’importants catalogues.

Collaborateur régulier de l’hebdomadaire italien Internazionale – chronique et portfolios –ainsi que de diverses publications internationales, il enseigne régulièrement dans des workshops et, depuis 2013, a commencé une collection d’entretiens avec des photographes « Juste entre nous » aux Editions André Frère.

Journaliste, critique et commissaire d’expositions indépendant.

Christian Caujolle présente
Marianne Maric

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Marion Zilio

Crédit : Renaud Vidal

Marion Zilio est critique d’art et commissaire d’exposition indépendante.

Docteure en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts de l’Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, elle est l’auteure de Faceworld. Le visage au 21e siècle (PUF, 2018). Elle a été ATER et chargée de cours à l’Université de Paris 8 dans l’UFR Art, Philosophie et Esthétique et professeure invitée à l’École de Cinéma de Téhéran, afin d’animer un séminaire sur la critique et l’art contemporain.

Elle a participé à plusieurs ouvrages collectifs scientifiques, mais aussi à des monographies et des catalogues d’exposition. En tant que critique d’art, elle collabore régulièrement avec des revues spécialisées et a cofondé plusieurs espaces de critiques expérimentales.

Comme curatrice, elle a organisé des expositions en France et à l’étranger pour des galeries, des centres d’art, des fondations ou des institutions, parmi lesquels le lieu unique à Nantes (2018), le B’Chira Art Center en Tunisie (2018), Bandjoun Station au Cameroun (2017), la Villa Arson à Nice (2017), Le Carrousel du Louvre (2015)… En 2016, elle a été nommée directrice artistique des hors les murs de la Young International Art Fair, où elle travaillait en dialogue avec le réseau Marais Culture + (Musée Picasso, Archives nationales, Musée des arts et métiers, Maison européenne de la photographie, Musée Cognacq-Jay, Cité Internationale des Arts).

Membre du bureau de l’AICA France (secrétaire générale adjointe)
Membre du conseil administratif de C-E-A / Association française des commissaires d’exposition
Membre du comité de rédaction de la revue de critique d’art contemporain – Possible


Marion Zilio présente
Victoire Thierrée

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Dominique Moulon

Crédit : Stéphane Bissière

Curateur indépendant, critique d’art et enseignant, Dominique Moulon a étudié les arts visuels à l'École nationale supérieure d'art (ENSA) de Bourges et est titulaire d’un doctorat en Arts et sciences de l’art.

Membre de l’Association française des commissaires d'exposition (CEA), il a été commissaire d’exposition pour les galeries Ars Longa, Vanessa Quang, Julio Gonzalez et Plateforme, les foires Show Off et Variation, le centre d’art de la Maison populaire de Montreuil et la Cité internationale des arts. Depuis 2015, il est commissaire associé à la biennale Némo en Ile-de-France.

Membre de l'Association internationale des critiques d'art (AICA), il a rédigé de nombreux articles pour des catalogues d’exposition, ouvrages collectifs et magazines spécialisés.

Actuellement, il collabore avec les revues TK-21, ArtPress et Art In The Digital Age. Il est aussi l’auteur des livres Art contemporain nouveaux médias (2011), Art et numérique en résonance (2015) et L’art au-delà du digital (2018) aux nouvelles éditions Scala.

Enfin, Dominique Moulon est membre de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines (OMNSH) et enseigne à l’École professionnelle supérieure d’arts graphiques (EPSAA) de la ville de Paris, l’École de communication visuelle (ECV), la Parsons (The New School for Design), la School of the Art Institute (SAIC) de Chicago et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.


Dominique Moulon présente
Fabien Léaustic

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Marie Gayet

Marie Gayet exerce en indépendante une activité plurielle dans le domaine de l’art contemporain. En tant que commissaire d’exposition, elle s’intéresse particulièrement à la jeune création et aux pratiques contemporaines  sans distinction de médiums. Elle écrit aussi des textes pour les artistes ou les galeries et collabore régulièrement de la revue Artaïs Art Contemporain.

Elle monte des expositions dans des lieux atypiques (lieu historique, artist run space, loft inoccupé, etc…). En 2014 et 2015, elle est commissaire associée au programme Hors les Murs YIA/Marais Culture +, Musée Cognacq Jay, Musée Picasso, Musée de la Chasse et de la Nature, BHVP, MEP).

Membre de c-e-a/association française des commissaires d'exposition*, elle participe à la programmation des événements Public Pool, PP#4 Ecrire l’art (déc 2017, Cité internationale des arts), PP#5 Voisinages  (sept 2018, Cité internationale des arts) et PP#6 Commun Common (fev 2019, Frac Champagne-Ardenne, Reims).

Elle contribue à la programmation de Tous les docs, association pour la promotion et la diffusion du film sur l’art, qui organise des projections dans des centres d’art (Mac Val, Monnaie de Paris). Elle intervient à Drouot Formation et à l’école EAC où elle a coordonné en 2018 la programmation de la Galerie éphémère, un projet expérimental d'expositions montées par les étudiants. Son travail de recherche autour du projet The Eyes Shut de Sonia Fleischmann  a fait l’objet  d’une invitation par l’historienne d’art Agnès Callu pour la revue DDD, dessein, dessin, design.

Membre du Jury à YIA 2015, Tribew 2017, DDessin 2018.

Elle est l’auteur du livre « petits riens & nothing more… » sur le travail de l’artiste plasticienne Martine Camillieri.  2010, Les éditions de l’épure.

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* Fondée en 2007, l’association C-E-A / Association française des commissaires d'exposition a pour vocation de regrouper les personnes exerçant une activité de commissaire d'exposition d'art contemporain en France et de constituer une plateforme de réflexion, de promotion et d'organisation d'actions et de projets autour de cette activité. www.c-e-a.asso.fr



Marie Gayet présente
Célia Nkala

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Vanessa Morisset

Crédit : Camille Moravia

Historienne de l’art et critique d’art, Vanessa Morisset s’intéresse à peu près à tout, suivant un programme inspiré du « sortir de la philosophie par la philosophie » de Gilles Deleuze transposé à l’art.

Elle travaille sur les relations entre l’art et les autres domaines, notamment à travers les liens high and low entre art et culture populaire.

Elle collabore régulièrement à 02, Esse et Possible, puis écrit avec et pour des artistes. Une réflexion mêlée d’amour fou pour l’écriture la conduit aussi à d’autres productions textuelles plus expérimentales, avec en tête la belle idée de Michel Leiris « c’est par la subjectivité (portée à son paroxysme) qu’on touche à l’objectivité ».


Vanessa Morisset présente
Yusuké Y. Offhause

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Théo-Mario Coppola

crédit Louis Rollinde

Théo-Mario Coppola est un curateur, critique et écrivain d’art franco-italien. Il mène des projets d'exposition à Paris où il réside, et à l'international. Il entretient des liens actifs avec plusieurs scènes artistiques en Europe et en Amérique Latine.

Spécialiste des cultural studies et des questions internationales, Théo-Mario Coppola est diplômé de Sciences Po Toulouse et d’un Master II en sociologie politique des représentations et expertise culturelle.

Il est à l'initiative d'une série d'expositions sous le titre HOTEL EUROPA, avec un premier chapitre à Vilnius en juin 2017, un second en janvier-avril 2018 à Bruxelles et un troisième en mai-juin 2019 à Tbilissi. Il y défend une approche inclusive et plurielle de l’Europe, au-delà de la notion de Mitteleuropa.

À travers ses différents projets, Théo-Mario Coppola expérimente le concept de « communautés affectives », méthodologie curatoriale et réflexion critique sur les conditions de fabrication de l’exposition. L’exposition est appréhendée dans sa dimension esthétique et éthique : architecture provisoire, situations, habitudes, récits, anecdotes. À la fois contestation de la hiérarchie, réalité sociale marginale et espace de revendication, les « communautés affectives » affirment de nouvelles modalités pratiques de l’utopie.

Sa pratique curatoriale, à l’intersection de la littérature et de l’engagement politique témoigne d’une ouverture disciplinaire, prenant des formes expérimentales.

Théo-Mario Coppola a été curateur de VILLA PAZZA, troisième édition de la nuit blanche à la Villa Médicis à Rome en octobre 2018. Il a lancé et dirigé la CollezioneTaurisano, une collection privée d'art contemporain dédiée à l’art politique basée à Naples, et a précédemment collaboré avec différentes galeries et lieux indépendants en France et à l’étranger, et des institutions dont les Beaux-Arts de Nantes, la Fondation Boris Lehman à Bruxelles, la résidence 80121 et le MADRE à Naples, le Google Cultural Institute et la plateforme 89plus à Paris. Il a publié des textes critiques dans des revues en France et à l'étranger dont Flash Art, Crash Magazine, Demain Dès l'Aube.

Il est membre du comité éditorial de la revue E IL TOPO.

Théo-Mario Coppola est vice-président de C-E-A, l'association française des commissaires d'exposition. Il représente par ailleurs l’association au sein du CIPAC, la Fédération française des professionnels de l’art contemporain.


Théo-Mario Coppola présente
Vincent Lemaire

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