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Marianne Maric par Christian Caujolle

Elle photographie en grande liberté. Parfois instinctivement, pour des instantanés qui vont rejoindre ses intérêts permanents, parfois en mettant en scène ses envies ou ses désirs. Elle est toujours en train, avec une forme jubilatoire de provocation - finalement bien sentie et toujours productrice de sens - de questionner le corps, ses représentations, le désir, le plaisir, le sexe.

Presque paradoxalement, elle met en relation sa passion - et sa belle connaissance - de l'art classique, entre autres de la sculpture, et ses préoccupations actuelles. De la Grèce antique à Sarajevo, avec un vrai sourire et une volonté sans faille de faire réagir, elle nous oblige à nous interroger sur l'identité. Celle qui, profonde, se matérialise dans les corps.

Christian Caujolle


Sculpteur, chorégraphe, vidéaste, mais surtout photographe, Marianne Marić est une jeune artiste pluridisciplinaire.

Alsacienne d’origine, son parcours s’est conclut par un Master au National College of Art & Design de Dublin, puis elle a été invitée à la fameuse résidence des Arques (Lot) par Rainer Oldendorf.

Pour Marianne, le corps est une architecture, son oeuvre se joue du symbolisme. Dé-construire des stéréotypes pour mieux les utiliser, elle photographie ses amies comme des sculptures vivantes (dixit “La Lettre de La Photographie”, mars 2012 à propos de ses œuvres exposées à Londres).

Son travail a été montré en de nombreuses occasions : durant l’exposition collective Réversibilité au CAC Brétigny, au Printemps de Septembre, à Nofound, à Art-Paris. Ses “lamp-girls” ont été montré autant dans le mythique studio Showstudio de Nick Knight à Londres (Pochette de Joy Division, Bjork, etc...) ainsi qu’au Musée Galliera (Musée de la Mode) à Paris.

Bricoleuse ingénieuse, elle s’amuse à jouer avec les symboles pour mieux les détourner. Dans son parcours photographique on peut remarquer ses toutes premières photographies dans le photopoche S7 intitulé “Place de la Réunion”, des interviews croisées avec Willy Ronis et Jeff Wall, elle a aussi assisté Martine Barrat ou Olivier Roller.

Ses photographies publiées autant dans Reporters sans Frontières que dans Wad, Art Press ou NY Times, elle s’amuse à flirter avec le risque politique en allant dans des endroits minés, dénonce l’exclusion des sans-abris avec des mini-performances dans le Métro Parisien, habille de miroirs la chanteuse de The Dø, Olivia Merilahti, est la styliste de Jessie Evans, fait lécher un miroir sale à Lydia Lunch... tout cela pour rentrer pour se servir de la réalité comme d’un studio géant... Dé-construire des stéréotypes pour mieux les utiliser. Un joyeux bordel bien élucidé.


Victoire Thierrée © Arnaud Lajeunie

Marianne Maric ®MathieuBoisadan


œuvres
Silence / Oeuvre Ouverte
Opéra Inédit

Œuvres de Marianne Maric sélectionnées par Christian Caujolle 

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Marianne Maric

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